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Premiers secours et prévention : quelles sont les obligations d’équipement pour les entreprises ?

« Les lieux de travail sont équipés d’un matériel de premiers secours adapté à la nature des risques et facilement accessible ». C’est ainsi que le code du travail énonce l’obligation des entreprises. Pour définir ses besoins plus précisément, l’entreprise prend conseil auprès de la médecine du travail : « En l’absence d’infirmiers, ou lorsque leur nombre ne permet pas d’assurer une présence permanente, l’employeur prend, après avis du médecin du travail, les mesures nécessaires pour assurer les premiers secours aux accidentés et aux malades. Ces mesures qui sont prises en liaison notamment avec les services de secours d’urgence extérieurs à l’entreprise sont adaptées à la nature des risques. Ces mesures sont consignées dans un document tenu à la disposition de l’inspecteur du travail. »

L’Etablissement Recevant des Travail (ERT) a donc pour mission de veiller à la sécurité de ses travailleurs. Pour ce faire, il se dote d’un matériel de premiers secours, adapté à la nature des risques liés à son activité. Petit tour d’horizon des équipements à privilégier.

 

Armoire à pharmacie et trousse de secours prêtes à l’emploi

 

trousse premiers secoursLe matériel de premier secours est fonction de l’activité de l’entreprise. En premier lieu, l’ERT se munit d’une trousse de secours et/ou une armoire à pharmacie garnis du consommable adéquat.

De manière générale, il est d’usage de fournir au moins (liste non exhaustive) : antiseptique cutané, sérum physiologique, compresses stériles, pansements adhésifs, coussin hémostatique, ciseaux à bouts ronds, pince à échardes, poche de froid. Et dans tous les cas, il est indispensable d’avoir un petit stock de gants à usage unique, pour toute intervention engendrant un contact avec du sang ou un produit biologique.

De plus, un matériel spécifique répond à certains environnements à risque : lave-œil pour traumatisme oculaire, kit pour membre sectionné, mallette PPMS (Plan Particulier de Mise en Sécurité) notamment pour les établissements scolaires…

En outre, l’emplacement de ces équipements doit être connu des salariés et facilement accessible : «Ce matériel doit faire l’objet d’une signalisation ». Certains produits possèdent une date de péremption. Il est nécessaire de vérifier régulièrement l’état des consommables.

 

Désinfection des mains, le premier geste de la prévention

 

BIVID distributeur gel hydroalcoolique La désinfection des mains reste le premier rempart à la propagation des virus et autres infections. Par ricochet, installer un distributeur de gel hydroalcoolique permet de réduire les risques d’arrêt maladie. Pour bien le choisir, voici une liste de critères à prendre en considération :

Le système de distribution. Il en existe deux types :

  • Les distributeurs mécaniques (à pédale, à poussoir et à pompe) : un contact avec le dispositif est nécessaire ;
  • Les distributeurs automatiques sans contact, équipés de capteur de mouvement.

La capacité du réservoir. Des distributeurs avec toutes tailles de réservoir sont disponibles. Bien sûr, un plus grand réservoir permet de faire une économie d’échelle sur le gel et évite la multiplication des manipulations.

Attention cependant aux distributeurs avec réservoir requérant un transfert du gel. L’Institut National de Recherche de Sécurité (INRS) met en garde sur le transfert de gel et de solution hydroalcoolique. Cela impose des mesures de sécurités lors des remplissages : confinement de la zone, équipement de protection etc.

L’accessibilité. Un modèle conçu pour tout public avec une hauteur de délivrance inférieure à 110 cm est préférable car il s’adapte à tous : adultes et PMR.

Le type d’installation. Plusieurs choix se présentent :

·       avec fixation murale : généralement peu encombrant.

·       sur pied : plus flexible, il ne nécessite aucune installation. Plus visible également, le distributeur peut être déplacé si besoin.

 

Protéger la santé physique des salariés avec un défibrillateur

 

Defibrillateur DAEOn estime à environ 46 000 le nombre de morts subites par arrêt cardiaque chaque année en France. La moitié d’entre eux ont moins de 65 ans. L’entreprise est donc en première ligne.

L’unique solution dans ce cas consiste à défibriller. En d’autres termes, on utilise un défibrillateur pour soumettre le cœur à un choc électrique et le faire repartir normalement. Après l’arrêt du cœur, chaque minute diminue de 10 % les chances de survie de la victime. Il est donc capital d’intervenir le plus rapidement possible.

Il est à noter qu’en cas d’arrêt cardiaque, la responsabilité de l’employeur peut être engagée, en vertu de son obligation de protéger la santé physique de ses salariés. Cet accident se voit alors qualifié en accident du travail.

>> Lire les conseils pour bien choisir son DAE

 

Former, c’est prévenir.

En cas d’arrêt cardiaque, il faut appliquer la chaîne de survie le plus vite possible : Appeler, masser, défibriller. Ces gestes simples peuvent se compliquer dans une situation d’urgence où le stress est intense. Une initiation à la défibrillation permet de les automatiser et de maximiser les chances de survie de la victime.

Par ailleurs, le décret du 19 avril 2021  impose à l’employeur de proposer aux salariés, avant leur départ à la retraite, des actions de sensibilisation à la lutte contre l’arrêt cardiaque et aux gestes qui sauvent. Sont concernées par ces dispositions l’ensemble des entreprises, sans condition d’effectif.

 

>> Accéder à l’article du code du travail