Relevage : intervenir dans des situations difficiles

En France, les secours réalisent une intervention toutes les 63 secondes. 80% d’entre elles  sont dédiées au secours à la victime(1).  Pour déplacer les blessés ou les malades lors de ces interventions, différentes techniques de relevage peuvent être employées. Du matériel de portage, de relevage et d’immobilisation sont également à la disposition des secouristes pour les aider lors de la manœuvre. Cependant, il existe des cas de « relevages difficiles » où ces techniques se montrent aléatoires. Comment intervenir lorsque l’on est confronté à un relevage difficile ?

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Techniques et matériels de relevages

Pour toute intervention qui nécessite un relevage, traumatique ou non, les secouristes disposent de techniques de relevage. Selon l’état de la victime et les conditions dans lesquelles le relevage doit être effectué, différentes techniques pourront être employées(2):

  • Le pont néerlandais (3 ou 4 équipiers) ;
  • Le pont simple (3 équipiers) ;
  • La cuillère (3 équipiers) ;
  • Le pont amélioré (4 équipiers) ;
  • Les techniques de relevage en position particulière (PLS, genoux fléchis, demi-assise ou encore assise).

Ces techniques exigent une synchronisation parfaite des sauveteurs.  La vitesse de soulèvement et de déplacement doit être identique pour l’ensemble des équipiers afin de respecter l’axe « tête-cou-tronc » et d’éviter que les traumatismes existants ne s’aggravent.

Leurs limites pour le relevage difficile

Les techniques et le matériel de relevage standards ne permettent pas aux secouristes de faire face à la plupart des situations de secours difficiles.  En effet, ils peuvent se montrer inappropriés pour les interventions de secours en milieux hostiles ou dans les espaces de manœuvre limités. Dans ces situations, leur utilisation risquerait de provoquer des douleurs chez le patient ou d’aggraver les lésions.

Lors d’interventions en montagne, il est par exemple difficile de mettre en œuvre une technique de pont car les secouristes ont tendance à s’enfoncer dans la neige. De même, il est difficile de porter secours à une victime se trouvant dans un milieu confiné (couloir, fossé, escalier, ascenseur…).

Autre cas de relevage difficile, lorsque la victime est dans une position critique. Dans le cadre d’un accident de travail ou d’une chute, l’accidenté pourrait se retrouver dos contre le mur ou en équilibre avec le trottoir ou une marche d’escalier.  Dans de telles situations, les sauveteurs n’ont pas accès à la zone dorsale de la victime. Il faut pouvoir immobiliser le rachis cervical de la victime avant de le déplacer.

Le temps est compté et il faut agir rapidement. À titre d’exemple, lorsque l’on suspecte une victime d’avoir des lésions cervicales, le temps d’intervention est déterminant. Il faut pouvoir l’immobiliser et la déplacer rapidement vers un établissement de santé.

La civière ERGON : un nouvel allié pour le relevage difficile

La civière ERGON est à mi-chemin entre le plan dur et la civière cuillère. Elle permet l’évacuation des victimes traumatiques ou non. Conçue par des secouristes et des techniciens experts en dispositifs d’urgence médicale, elle est particulièrement appréciée pour relever un malade ou un blessé dans des situations complexes. Simple et rapide à mettre en œuvre, elle présente de nombreux atouts pour le relevage difficile.

Au même titre que le brancard cuillère standard, la civière ERGON dispose de cuillères désolidarisables. Les secouristes peuvent ainsi engager chaque partie individuellement sous la victime. Elle permet en outre de mobiliser au minimum l’accidenté.

Son ergonomie permet d’immobiliser et de déplacer l’accidenté en toute sécurité. La civière compte 14 poignées de relevage à adhérence élevée. En effet, ses multiples prises facilitent sa préhension même dans les milieux hostiles et étroits. Grâce à la distance réduite entre les deux parties, la civière offre un soutien de la colonne vertébrale équivalant à celui d’un plan dur.

Elle dispose également d’un dispositif de blocage à géométrie variable « Flexilock ». Il lui offre toute la flexibilité nécessaire pour les secours dans les espaces exigus.

Enfin, la civière ERGON peut être équipée de plusieurs modèles d’immobilisateurs de tête universels ou adaptables ainsi que de sangles. Elle devient alors un moyen d’immobilisation à part entière.

Références :