Chacun peut changer le système… Responsabilisons-nous !

Christophe LEVEQUE SCHILLER

Lettre ouverte du Directeur Général de SCHILLER France, Christophe LEVEQUE.

 

 

La pandémie à laquelle nous sommes confrontés depuis plusieurs mois va nous obliger à vivre, et à travailler différemment de ces 70 dernières années.

Cette période de confinement a été l’occasion d’une introspection qui doit nous faire comprendre que le monde que nous avons créé et que nous avons accepté depuis trop longtemps doit certainement changer.

Nous avons collectivement l’obligation morale de réinventer les processus de création de valeur, de production, de distribution.

Je suis très inquiet par l’asphyxie économique qui va découler de cette crise sanitaire et qui devrait tout déstructurer.

Nous allons faire face à une crise sociale longue et sévère.

Les compagnies les plus fragiles vont se retrouver dans des situations économiques intenables. Nous allons constater des vagues de licenciements importantes. Les PME et TPE, qui sont trop souvent la variable d’ajustement des multinationales, risquent d’en être les principales victimes.

Le pis, dans ces moyennes et petites entreprises, les licenciements sont discrets, sans médiatisation. Les salariés n’ont pas l’opportunité d’un écho médiatique. Malheureusement, le nombre de destructions d’emplois cumulés risque d’être très élevé.

Comment reconstruire notre pays pour qu’il soit plus juste afin que chacun trouve sa place en créant la valeur économique qui lui permet de vivre correctement avec sa famille, offrir des études, permettre à ses enfants d’acquérir de la culture et une ouverture d’esprit pour améliorer notre bien vivre ensemble ?

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Je pense qu’il est fondamental de revoir nos habitudes :

  • être plus locavore,
  • acheter des produits plus durables grâce à une qualité maitrisée,
  • soutenir nos commerçants voisins,
  • faire travailler nos artisans et nos PME dans nos régions.

Effectivement, le « tout mondialisation » a montré ses limites. L’hyper dépendance que nous avons de la Chine et plus largement l’Asie pour les produits essentiels n’est plus acceptable. Notre survie économique, et même médicale, en dépendent.

Nous devons impérativement, relocaliser de nombreuses industries, mais pas que. Les centres de recherche et développement doivent aussi rester dans la communauté européenne. La France et l’Europe possèdent un esprit de création hors norme. Nous devons avoir plus confiance en notre vieux continent qui a su passer des épreuves aussi importante que celle-ci.

Nous avons un pouvoir politique hors norme, peu usité en France : le pouvoir de choisir ce que nous achetons, où nous l’achetons et comment nous l’utilisons.

Je pense qu’il est nécessaire que nous défendions notre industrie Européenne et Française. Dans l’intérêt de tous, nous avons le devoir de soutenir nos PME et TPE afin qu’elles retrouvent une prospérité nécessaire à leurs employés.

SCHILLER développe et produit en France, en Allemagne, en Autriche et en Suisse depuis 45 ans, des produits innovants, qualitatifs. Cette politique garantit à chacun un juste équilibre de la valeur économique générée.

SCHILLER en France

De gauche à droite : la R&D et la production SCHILLER Medical (Wissembourg – 67), le siège social de SCHILLER France (Bussy Saint Georges – 77), le Service client et la logistique (Haguenau – 67)

Nous allons donc continuer à défendre le tissu économique local. Nous renforcerons notre partenariat avec de nombreuses PME et TPE d’un côté et de l’autre du Rhin.

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La société SCHILLER France, que je représente, a toujours essayé de travailler avec des fournisseurs nationaux et Européens pour ses activités de revente (94 % de nos achats proviennent de France et d’Europe). Par ailleurs, nos frais généraux représentent plus de 5 % de notre chiffre d’affaires. Nous allons favoriser aussi les sociétés opérant sur notre territoire.

Ces mesures permettront aussi de changer le bilan carbone de nos décisions. Notre Planète que nous aimons tant doit être protégée. Chacun doit faire sa part d’effort et de travail pour les générations futures.

 

Christophe LEVEQUE