Canicule : pensez également aux gestes qui sauvent !

L’alerte canicule touche une grande partie de la France. Le risque d’arrêt cardiaque est d’autant plus accru avec ces fortes chaleurs. L’occasion pour faire le point sur la chaîne de survie.

La chaîne de survie référence l’ensemble des manipulations à réaliser en urgence après la survenue d’un arrêt cardiaque. Ces gestes simples doivent être réalisés le plus rapidement possible afin de maximiser les chances de survie de la victime.

La chaîne de survie illustrée par la Fédération Française de Cardiologie.

Chaque année, près de 50 000 personnes meurent d’un arrêt cardiaque inopiné en France, selon la fédération française de Cardiologie (FFC). Pour lutter contre cette fatalité, des acteurs de santé et des chercheurs se mobilisent pour faire avancer la recherche scientifique dans le domaine de la réanimation. De ce fait,  l’European Resuscitation Council (ERC) met régulièrement à jour ses recommandations quant aux bonnes pratiques à appliquer.

Les différentes étapes à suivre

La mise en place rapide des étapes de la chaîne de survie est essentielle pour déterminer un bon pronostic de retour d’une activité circulatoire spontanée.

1) APPELER

• Constater l’arrêt cardiaque : la victime ne parle pas, ne bouge pas, ne respire pas.
• Appeler immédiatement le SAMU (15) ou les pompiers (18) ou encore le numéro européen pour les urgences (112) et suivre leurs instructions.

2) MASSER

• Allonger la victime sur le dos.
• Se placer à côté d’elle, les 2 mains au centre de la poitrine.
• Pratiquer un massage cardiaque : appuyer vite et fort sans s’arrêter.

3) DEFIBRILLER

• En présence d’un tiers, lui demander d’aller chercher un défibrillateur (une signalétique spécifique indique leur emplacement dans les lieux publics).
• Allumer l’appareil, suivre les consignes vocales.
• Ouvrir le sachet d’électrodes et les coller sur le thorax en suivant la disposition des pictogrammes. L’appareil fait une analyse et délivre un choc électrique si nécessaire.
• Poursuivre le massage en continu. Toutes les 2 minutes, l’appareil fait une nouvelle analyse. • Continuer la réanimation jusqu’à l’arrivée des secours.

Pas de défibrillateur à proximité ? Masser jusqu’à l’arrivée des secours !

Pourquoi réaliser ces gestes ?

Une victime d’arrêt cardiaque a seulement 3 à 5% de chances de survie si personne n’intervient pour la secourir dans les premières minutes. C’est très peu, surtout que dans 70% des cas, ces accidents se produisent en présence de témoins. Cependant, on estime que seulement 20% de la population a connaissance des gestes de premiers secours. C’est pourquoi en 2018, le gouvernement fait de la formation l’une de ses mesures phares de son plan de prévention. Objectif : 80% de la population formée.

En effet, la réanimation cardio-pulmonaire pratiquée immédiatement après une arrêt cardiaque multiplie par 2, voire 3 les chances de survie des victimes. Certains de nos voisins européens ont appliqué une politique de formation aux gestes de premiers secours depuis de nombreuses années, à l’instar de la Norvège. L’enseignement de la réanimation cardio-pulmonaire a été introduit dans les programmes scolaires depuis 1961. Aujourd’hui, près de 90% de sa population est formée. Le taux de survie y est 5 fois plus élevé qu’en France. Un bon exemple à suivre afin d’augmenter les chances de survie dans notre pays.

Sources:

– http://registreac.org/?page_id=3472 (tout le schéma de la chaîne)
– http://www.cardiodiac.net/Urgence_cardiaque.htm (texte)